Les cas concrets : profils types rencontrés dans la pratique
1. La personne âgée à domicile en rupture d’équilibre
Madame L., 89 ans, vit seule à domicile dans une commune rurale des Ardennes. Après une grippe, elle ne parvient plus à sortir de chez elle, perd du poids et présente des troubles de mémoire débutants. Son médecin traitant craignant une aggravation, fait appel à l’EMG. Celle-ci réalise une évaluation globale (médicale, sociale, fonctionnelle), préconise une adaptation du domicile et une coordination avec l’aide à domicile, évitant ainsi une hospitalisation en urgence.
- Critères d’intervention repérés : isolement, dénutrition, trouble cognitif, risque d’hospitalisation.
2. Le patient hospitalisé dont le retour à domicile pose question
Monsieur D., 84 ans, hospitalisé après une chute, a un passé de maladie cardiovasculaire et une hémiparésie séquellaire : comment sécuriser sa sortie ? L’EMG va anticiper, avec l’équipe de la structure de soins, la coordination d’un retour à domicile avec HAD, kinésithérapie, rééducation et adaptation de l’environnement de vie. Ce type d’intervention aurait été mobilisé dans 17% des retours à domicile jugés à risque dans le Grand Est, selon un rapport du PRS Grand Est 2022 (ARS Grand Est).
- Critères d’intervention repérés : polypathologie, dépendance, accès aux soins de suite difficile.
3. Les situations complexes à domicile ou en EHPAD
La situation n’est pas toujours aiguë. L’EMG peut intervenir pour un résident d’EHPAD déstabilisé sur le plan comportemental (agitation, confusion…), sans pathologie aiguë mais nécessitant un avis gériatrique spécialisé sur la prise en charge du trouble neurocognitif, l’adaptation du traitement, voire la nécessité ou non d’une hospitalisation.
- Critères d’intervention repérés : démence, troubles psychocomportementaux, problématique de gestion des traitements.